Stages en ville, MSU : il y a urgence !

Améliorer l’accès aux soins dans les territoires, tant en médecine générale qu’en médecine spécialisée passe par une attractivité renforcée de la médecine de ville et par la découverte de l’exercice libéral par les jeunes générations.

 

En médecine générale, cela est partiellement le cas pendant le troisième cycle des études médicales, mais ceci doit être développé. Il faut développer le recrutement de nouveaux maîtres de stage universitaire, multiplier les stages, dans tous les territoires, avec les soutiens nécessaires tant pour l’hébergement que pour les déplacements lorsqu’il s’agit de terrains de stage éloignés des lieux de faculté. C’est à ce prix que les zones rurales et les zones sous-denses arriveront à attirer de jeunes médecins généralistes.

 

En médecine des autres spécialités, force est de constater que les stages en milieu libéral sont très peu développés voire en nombre anecdotique. Pourtant il s’agit d’une orientation de la politique de santé depuis quelques années, qui se heurte à des freins divers venus de certains enseignants dans les spécialités ou de difficultés organisationnelles.

 

Il est fondamental de former rapidement des maîtres de stage universitaire en médecine spécialisée, et d’offrir des terrains de stage dans toutes les spécialités afin de renforcer l’attirance  de l’exercice libéral pour la médecine spécialisée en ville et ainsi diminuer les délais de rendez-vous.

 

Ces formations de maîtres de stage universitaire doivent se faire d’une façon ouverte auprès des organismes de formation aux mains des médecins. Il est inacceptable qu’un seul organisme de formation prétende s’en attribuer l’exclusivité. De nombreux organismes de formation habitués à intervenir en médecine libérale doivent pouvoir le faire en garantissant la même qualité pédagogique.

 

Le statut de maître de stage universitaire doit être reconnu pour les médecins spécialistes libéraux et  amélioré  en particulier au niveau de sa rémunération.

 

Ce n’est qu’à ce prix que la France rentrera dans un système où la formation des médecins est adaptée à leur exercice professionnel futur, qu’il soit en ville où à l’hôpital. Le développement de stages en ville est un enjeu majeur pour l’accès aux soins dans nos territoires.

 

 

Dr Jean-Paul Ortiz - Président

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jp.ortiz@csmf.org

 

 

Relations presse : Adrien Chapron

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Créée en 1928, la Confédération des Syndicats Médicaux Français est le premier syndicat de médecins français. Elle regroupe des syndicats de médecins libéraux généralistes et spécialistes et deux structures nationales, Les Généralistes-CSMF (médecins généralistes) et Les Spé-CSMF (médecins spécialistes). Elle fédère également 101 syndicats présents dans chaque département de métropole et d’outre-mer, les médecins à exercice particulier (MEP) et les médecins hospitaliers exerçant en libéral.

 

Elle défend et représente ses membres dans les différentes négociations, tables rondes auprès des institutions publiques notamment. Elle contribue tout au long de leur pratique à la formation permanente et les accompagne tout au long de leur parcours.

 

Dans ses valeurs, la CSMF revendique l’indépendance et la probité de la médecine, défend un contrat avec la société et l’esprit conventionnel. Elle soutient une médecine « libérale et sociale », véritable acteur économique, d’innovation et de progrès. Elle assure la défense syndicale individuelle et collective de tous les médecins libéraux. Elle est présidée par le Dr Jean-Paul Ortiz, médecin 

Jeudi, 13 février, 2020