Fermeture de l’accès au DPC : quelle incohérence du gouvernement !

Le rapport du Professeur Uzan sur la certification, publié cette semaine, va dans le bon sens et les médecins sont prêts à s’engager dans ce processus de valorisation professionnelle.

De fait, les médecins libéraux sont déjà largement impliqués dans les processus de certification, avec la mise à jour des connaissances et l’évaluation des pratiques, en particulier à travers le Développement Personnel Continu (DPC).

Tout ceci s’intègre dans la stratégie de pertinence des soins développée par la ministre de la Santé. Or l’objectif de pertinence passe nécessairement par une formation médicale accrue tout au long de sa vie professionnelle.

Alors que le gouvernement met en avant ce point cette semaine, à travers le rapport Uzan, il décide dans le même temps de fermer l’accès des médecins libéraux au DPC, l’enveloppe financière étant soi-disant épuisée. La CSMF s’étonne de cet argument puisque les médecins libéraux ont sous-utilisé l’enveloppe 2017 à hauteur de 6 millions d’euros et que les réserves de l’Agence nationale du DPC atteignent 14 millions d’euros. Pourquoi ne pas avoir mobilisé une partie de ces fonds disponibles ? Résultat, à partir d’aujourd’hui, tout médecin libéral qui voudrait se former devra payer entièrement sa formation continue.

On voudrait tuer dans l’œuf la certification et l’engagement des médecins qu’on ne s’y prendrait pas autrement ! La CSMF dénonce l’incohérence des choix gouvernementaux.

Dr Jean-Paul Ortiz - Président
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Jeudi, 8 novembre, 2018