SECURITE DES MEDECINS LIBERAUX : LA CSMF TIRE LA SONNETTE D’ALARME

Conférence de presse du jeudi 1er juin 2017 - Lille

En présence de M. Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France et des Drs Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF France, Philippe Chazelle, président de l’URPS, Bertrand Demory, président de la CSMF 59-62, et Bertrand Legrand, secrétaire de la CSMF 59-62

L’affaire du Dr Goidin : un calvaire qui n’a que trop duré

RETOUR SUR LES FAITS

Le 25 avril dernier, le Dr Goidin, médecin généraliste à Dunkerque, est sauvagement agressé par des jeunes, qui faisaient du bruit devant son cabinet. Le praticien ressort de cette violente altercation avec une fracture du plateau tibial et une Incapacité de Travail Temporaire (ITT). Malgré un premier dépôt de plainte, les agresseurs ne sont pas interpellés et le praticien - qui ne peut se résoudre à laisser sa patientèle sans médecin – continue de travailler. Chaque jour, il est victime de tentatives d’intimidation de la part de la même bande. En l’absence des forces de l’Ordre, un patient tente même de s’interposer pour protéger le Dr Goidin.

Le 28 avril, suite à une tentative de démolition du cabinet, la police interpelle enfin les individus, mais le calvaire du Dr Goidin - qui subit toujours des pressions – ne s’arrête pas là. Il faudra attendre le 10 mai pour qu’un premier suspect soit mis en examen pour violences volontaires. Le 24 mai, deux autres jeunes – qui s’étaient introduit illégalement dans la salle d’attente du cabinet et avaient détérioré le lieu à l’aide d’un extincteur - sont également mis en examen et condamnés. Il aura fallu presque un mois, cinq dépôts de plainte et une forte mobilisation de la part de la CSMF locale pour que le calvaire du Dr Goidin prenne fin. 

LA CSMF 59-62 DONNE L’ALERTE 

Pour dénoncer la situation et la lenteur de réaction des autorités locales, la CSMF 59-62 lance une pétition en ligne – qui a récolté à ce jour près de 20 000 signatures – et organise une conférence de presse au début du mois de mai. Lors de cette dernière, elle réclame notamment la mise en place d’un numéro unique post-agressions, la prise de plainte au cabinet par les officiers de police judiciaire et la systématisation du  recours  à  la  procédure  de  citation  directe  contre  les  auteurs  de  violences commises à l’encontre des médecins. De son côté, la région Hauts-de-France, alertée par la situation, somme la mairie de Dunkerque d’agir. Conjointement avec l’Ordre des médecins et l’URMEL, et sous l’impulsion de la CSMF 59-62, la région travaille parallèlement à la création d’un numéro unique post-agressions pour les médecins libéraux.

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Dr Jean-Paul Ortiz - Président
06 07 86 08 83
jp.ortiz@csmf.org

Jeudi, 1 juin, 2017