Rencontre avec le Dr SIMON, jeune médecin généraliste

Le Dr Nadia SIMON, médecin généraliste de 42 ans, exerce à Pléneuf-Val-André, dans les Côtes-d’Armor (22). Dès novembre 2008, elle effectue des remplacements avant de s’installer, 5 ans plus tard, comme collaboratrice dans un cabinet. Adhérente à la CSMF depuis décembre 2014, la jeune médecin se confie sur son choix de s’installer en libéral, son parcours syndical et ses souhaits pour la profession. 

Pourquoi avoir choisi l’exercice libéral ?

Tout simplement parce que je voulais être chez moi, décider de mes horaires et de mes contraintes, de mon exercice et de sa forme. Être interne à l'hôpital et y continuer comme PA à 10% m'ont montré le peu d'avantages par rapport aux contraintes que peut représenter le salariat.

Qu’est-ce qui explique votre engagement aux côtés de la CSMF ?

Je voulais me syndiquer depuis longtemps pour être auprès des décideurs, participer aux décisions et aux négociations. Pendant mes études, je n'en ai connu qu'un : le SNJMG, mais il n’est pas représentatif (et comment vieillir au sein de ce syndicat ?). Lorsque je me suis installée en novembre 2013, il m'a paru évident et logique de chercher un syndicat pour m'y affilier. Quand j'ai parlé « syndicat » dans les Côtes-d’Armor, seule la CSMF est venue à moi.

Si j’ai accepté la proposition du délégué départemental de l’UNOF de l'époque en décembre 2014, c’est parce que la CSMF me paraissait être le seul syndicat qui pouvait rassembler toutes les sensibilités, développer le concept de médecine de 1er et 2nd recours, et stopper ainsi la dichotomie schizophrénique entre médecin généraliste et spécialiste.

« La CSMF me paraissait être le seul syndicat qui pouvait rassembler toutes les sensibilités. » 

Quels vœux faites-vous pour la profession ?

Celui de s'entendre ! De se faire connaître auprès des jeunes et de s’améliorer en toute indépendance.

 

 

Mardi, 22 mars, 2016