Rencontre avec le Dr MAZET, jeune médecin généraliste

Le Dr Julie MAZET, médecin généraliste de 38 ans, exerce à Monnetier-Mornex, en Haute-Savoie (74). Installée il y a 9 ans, elle rejoint la CSMF en 2012, avant de devenir secrétaire générale de la CSMF Jeunes Médecins en 2015 et secrétaire générale adjointe de l’UNOF en 2016. Foncièrement attachée à la médecine libérale, totalement investie et fermement décidée à agir pour l’avenir de la profession, la jeune généraliste s’est prêtée à notre exercice de questions-réponses.

Pourquoi avoir choisi l’exercice libéral ?

L’exercice de la médecine générale libérale a toujours été une évidence pour moi. Ce choix, je l’assume et le revendique. Il est certain que les contraintes sont lourdes mais le libéral a aussi beaucoup d’avantages.

Avant tout, cela représente la liberté. Liberté d’avoir pu choisir mon lieu d’exercice, liberté d’avoir choisi mon associée, liberté de pratiquer la médecine que j’aime dans de bonnes conditions et enfin, chose fondamentale à mes yeux, liberté de pouvoir organiser mon emploi du temps avec beaucoup de flexibilité afin de pouvoir m’occuper de mes deux garçons.

Pourquoi avez-vous rejoint la CSMF ?

Je suis arrivée en Haute-Savoie il y a bientôt 9 ans et j’ai été chaleureusement accueillie par mes confrères d’Annemasse. La plupart d’entre eux sont syndiqués à la CSMF. Au départ, j’ai donc adhéré par curiosité et par amitié, mais je me suis rapidement investie car je souhaitais être la plus active possible dans la défense de ma profession qui n’a jamais été autant en danger que ces dernières années. Je ne souhaitais pas faire partie de ces confrères qui ont la critique facile mais qui ne proposent jamais rien et qui s’isolent.

Début 2015, François-Charles Cuisigniez m’a proposé d’entrer au bureau de la CSMF Jeunes médecins. Depuis quelques semaines, je suis secrétaire générale adjointe de l’UNOF. J’ai à cœur de transmettre à mes jeunes confrères les valeurs de la CSMF, celles d’une médecine à la fois libérale et sociale, celles d’un syndicat pluricatégoriel qui propose plutôt qu’il n’oppose, celles d’un syndicat qui se renouvelle et soutient les jeunes médecins, etc.

Quels vœux faites-vous pour la profession ?

Avant tout, je souhaite que les nouvelles générations s’impliquent davantage dans la défense, mais aussi dans la promotion de notre profession et de l’exercice libéral.

Il faut que nous soyons acteurs des  révolutions à venir. De nombreux défis et bouleversements nous attendent et nous devons collectivement définir quelle médecine nous souhaitons pour nous et nos patients afin que ces transformations ne nous soient pas imposées par des technocrates qui ignorent tout de notre quotidien et de nos aspirations.

 

« Il faut que nous soyons acteurs des  révolutions à venir. »

Mardi, 15 mars, 2016