Rencontre avec le Dr Alexis PERRET, jeune médecin généraliste

Le Dr Alexis PERRET, médecin généraliste de 36 ans, travaille dans un cabinet de groupe pluridisciplinaire, au Cheylard, en Ardèche (07). Médecin Correspondant Samu (MCS) et maître de stage pour les internes (MSU), il exerce aussi une activité au sein d’un hôpital local (médecine SSR) et d’un EHPAD. Syndiqué à la CSMF depuis son installation il y a 9 ans, le jeune professionnel de santé nous explique pourquoi il a choisi d’exercer en libéral et rejoint la CSMF, et nous présente ses vœux pour la profession.

Pourquoi avoir opté pour l’exercice libéral ?

Etant donné le lieu et le type d’exercice, il n’y avait pas d’autres possibilités !!! Le libéral était aussi la solution la plus souple et la plus efficace pour organiser les soins, à partir du moment où tous les libéraux sont dans le même état d’esprit d’organisation et que nous travaillons avec tous les acteurs de notre environnement qui ont leur cadre à eux, libéraux ou non (hôpital local, pompiers, autres libéraux, SAMU, CH ou clinique avec plateau technique).

Pourquoi vous syndiquer à la CSMF ?

Dès mon installation il y a 9 ans, je me syndiqué à la CSMF. Beaucoup de confrères de ma génération ne le sont pas, ignorant à quoi sert vraiment un syndicat. Si j’ai choisi la CSMF, c’est pour son côté pluricatégoriel - je ne me retrouvais pas forcément dans MG France, principalement représenté par les MSU au contact des internes en 3e cycle - et l’équilibre de son discours, à la fois libéral, indispensable à la création de projets, et social par rapport à la notion de service rendu au public.
« Si j’ai choisi la CSMF, c’est pour sa philosophie pluricatégorielle [...] et l’équilibre de son discours, à la fois libéral [...] et social. »

Quels vœux faites-vous pour la profession ?

A mon sens, il faut donner aux médecins les moyens d’investir et de fonctionner (locaux, matériel, secrétariat, ménage, comptabilité, infirmières, etc.), inciter aux regroupements souhaités entre professionnels médicaux et paramédicaux, valoriser la coordination entre les généralistes et les spécialistes (partage d’informations et consultations avancées) mais aussi l’axe universitaire délocalisé (formation d’internes et internats ruraux).
En bref, il faut nous donner les moyens d’avoir des perspectives pour développer notre métier, au sein d’un territoire propre et où nous sommes bien placés pour en comprendre les besoins.
Jeudi, 25 février, 2016